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Période grecque et lucanienne

Poseidonia, la période grecque

C’est vers 560 avant J.-C. que Poseidonia commence son âge d’or. C’est d’abord le retrait de l’influence des étrusques au nord de la rive du Sele qui a permis à la cité de s’implanter plus profondément dans la région.
Ensuite, la cité de Siri (Policoro) sur la cote ionienne, pris trop d’influence,  elle concurrença ses voisines Sybaris, Crotone et Métaponte, à un tel point que celles-ci la détruisirent. Sybaris profita de la situation, étendant son contrôle sur la région de Siris. Ainsi, par ricochet, Poseidonia en récolta aussi les fruits.
Mais c’est la destruction de Sybaris elle-même par les crotoniates en 510 qui coïncida avec l’épanouissement de Paestum. On imagine facilement les sybarites se réfugiant dans leur colonie, emportant avec eux leurs richesses et leur expérience.

C’est de cette époque que date la construction d’une chapelle souterraine monumentale, peut-être dédiée à Is, mythique fondateur de Sybaris.
Tout comme la grande agora, les temples furent construits dans cette période fastueuse : la « basilique » vers 550 avant J.-C., le temple d’Athéna vers – 500, et le temple de Poséidon vers – 450.

Dans la tombe du plongeur, on retrouva une des seules fresques peintes grecques connue.

 

Paistom, la période des lucaniens

Entre 420 et 410 avant J.-C., les lucaniens (peuple autochtone d’origine sabine) prirent le contrôle de la ville, la rebaptisant Paistom.

Strabon raconte que les lucaniens étaient alliés avec les bruttiens (peuple de Calabre), en soutenant une longue bataille contre les grecs pour la domination des territoires côtiers.

En réalité, nous n’avons pas d’éléments qui éclairent les circonstances de cette passation de pouvoir, qui ce déroula d’ailleurs aussi dans d’autres colonies grecques tel que Neapolis (Naples).

Cependant, on peut comprendre que des décennies de quasi esclavage des peuples lucaniens ou italiques par les grecs pour les employer aux taches serviles ou subalternes puissent évoluer, souvent par une infiltration progressive, comme par assimilation à des fonctions liées à la vie civique ou au commerce.

La présence lucanienne y est surtout attestée par un changement du rituel funéraire et par une spectaculaire série de tombes peintes inspirées sur le modèle des maîtres grecs.

Malgré les lamentations nostalgiques des écrivains grecs qui évoque le déclin de la ville et sa liberté perdue, les témoignages archéologiques prouvent que Paestum demeura très prospère, jouissant de la fertile plaine du Sele, ou produisant des objets précieux, comme des vases peints par des artistes exceptionnels. En outre, la culture grecque demeura pleinement dans le paysage social et matériel de la ville.

En 332, la cité connu une brève parenthèse, lorsque le Roi de l’Epire, Alexandre le molosse, fut appelé par Tarente pour lutter contre les lucaniens et les bruttiens. Celui-ci s’empara de plusieurs villes, défit Paistom, mais fut tué rapidement, en 331, près de Pandosia.

Alliée de Pirée dans la guerre contre Rome, la ville est conquise en 273 avant notre ère par les romains, elle est rebaptisée Paestum.

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