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    Herculanum

    Herculanum, maison de Neptune et Amphitrite

    Maison de Neptune et Amphitrite

    La ville d’Herculanum (Ercolano en italien), déjà sérieusement endommagée lors du tremblement de terre de l’an 62 de notre ère, fut intégralement détruite par l’éruption du Vésuve de 79, tout comme Pompéi, Stabies et Oplontis. Elle fut recouverte d’une considérable masse de boue, de cendres et d’autres matières éruptives entraînées par de l’eau, qui pénétrèrent dans chaque ouverture de la ville, et se solidifia en une couche compacte et solide épaisse de 15 à 20 mètres.

    Ces circonstances particulières, de l’enterrement d’Herculanum sous cette gangue volcanique très dure, ont d’un part rendu les fouilles particulièrement ardues et lentes, elles progressent encore de nos jours avec difficulté. Mais d’autre part, elles favorisèrent la conservation de matières périssables, comme le bois, le papyrus et mêmes certains aliments.

    Ainsi sa conservation est bien meilleure que celle de Pompéi. Alors que dans cette dernière, les toitures et la plupart des plafonds furent détruits par l’éruption, beaucoup d’édifices d’Herculanum ont gardé plusieurs étages, comme la maison d’Argus qui a même conservé son balcon en bois.

    La ville fut redécouverte en 1709 lors de la construction d’un puits. Bien que la cité était petite, abritant une population estimée à 4000 individus sur une surface de 12 hectares, seulement près de 4,5 ha ont été dégagés. La plus grande partie des édifices demeurant sous terre, dont le marché et des temples qui se trouvent dans l’obscurité, sous les bâtiments de la ville moderne d’Ercolano.

    Plusieurs milliers de papyrus ont été découverts, dans un état de carbonisation qui ne rendit pas facile leur déchiffrage, étant très difficile à dérouler et à lire. Par le passé, les ouvrir les détruisait entièrement. Heureusement, les techniques récentes d’imagerie par sélection de spectre – de longueur d’onde- ont grandement facilité leur lecture.

    Les fouilles sont loin d’être terminées, notamment concernant le grande villa romaine, la « villa des papyrus » dont seul son dernier étage a été dégagé. Certain chercheurs pensent très crédible l’existence d’un bibliothèque encore sous terre.

    Mais actuellement ces fouilles sont suspendues car un autre problème d’importance se pose : tous ce qui a été dégagé depuis le XVIIIe siècle se dégrade – comme les mosaïques, peintures, boiseries – et la question de la préservation de ce qui a été mis au jour est devenue cruciale.

    Depuis 1997, le site est classé par l’ Unesco, avec les ruines de Pompéi et d’Oplontis. Depuis 2001, le projet de conservation d’Herculanum (www.herculaneum.org), associe la surintendance italienne et le Packard Humanities Institute, une fondation philanthropique américaine, dont l’objectif est aussi bien la conservation que les recherches scientifiques.


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